Mes mains sont sales, elles traînent dans la décadence adolescente.
J'ai beaucoup de choses à dire, en fait je réfléchis trop, je pense trop.
Je suis paradoxale et je hais de plus en plus m'exprimer par "je".
Va savoir, je trouve que ça fait (genre) trop égocentrique, narcissique.
Va savoir pourquoi je vous ma vie à l'autodestruction, enfin je sais à
peu près la raison de cet acte.
Je ne suis pas belle, c'est une réalité, il faut savoir l'accepter.
Je martyrise mon corps du pire que je peux et je lis Alan Poe.
J'aime Baudelaire aussi, et Rimbaud, et Stephen King.
C'est illusoire et paradoxale, ma vie est un gros bordel organisé.
Ou presque.
J'ai rien voulu de tout ça.
Parfois ton visage revient et je pense à Dali, au surréalisme et
à pleins d'autres fabulations romanesques.
J'ai des goûts de garçon, c'est ce qu'ils disent.
Je ressemble à un garçon, c'est ce qu'ils disent.
Moi, je crois que je ne ressemble à personne pour la simple raison que je ne suis personne.
Je ne suis qu'un petit grain de sable (okay métaphore facile) par rapport à l'Univers (laid).
J'aurais voulu être mince, ne pas être moi et ne jamais pleurer, enfin en ce moment je ne pleure plus, à part dans les moments, ces moments.
Je ne pleurs pas des larmes de tristesse, de nostalgie, de culpabilité.
Non, ce ne sont pas des pleurs qui atteignent l'émotionnel.
C'est mécanique, une réaction normale de mon corps.
Je hais la nourriture mais je l'adore.
Paradoxale et illusoire que je vous disais.
J'écris n'importe quoi, je vous disais que je faisais du surréalisme ou plutôt que j'y pensais.
En réalité j'attends Anaïs.
je n'ai rien à faire, le temps que la sonnette de l'appartement résonne.
Je me suis planté devant un clavier, devant des touches de lettres et je ne peux m'empécher de raconter tout et n'importe quoi ce qui me passe par la tête.
J'ai besoin d'écrire (enfin là je tape ><).
Je vais chez mes grands parents ce week end.
La nouvelle ne m'enchante guère mais j'y suis contrainte.
Je n'aime plus vraiment cette grande maison où trop de souvenirs se sont accumulés.
Dans les murs ça regorgent d'histoires, d'engueulades, d'éclats de rires, de bons ou mauvais moments.
J'aimerai retrouver la candeur d'antan et ne plus avoir à fumer des joints pour m'évader.
Me satisfaire de caresser un lapin, de jouer au playmobils, au lac, aller au centre commercial à je ne sais combien de kilomètres et essayer de grapiller un petit quelque en abusant de la gentillesse, de la générosité de Papi.
Y a trop de nostalgie là bas.
Maintenant tout ça est finit.
J'ai eu une enfance agréable quand on y repense.
On dirait que je suis une vieille qui va bientôt mourir.